dimanche 27 septembre 2015

Zermati: se réconcilier avec son corps et son alimentation

La dictature du corps, c'est un fléau qui nous envahit dès le plus jeune âge. Une femme peut être brillante, sportive, drôle, à succès dans son domaine, malgré tout on la ramènera toujours à son physique. Il suffit de voir comment Brigitte Bardot se fait descendre car elle n'aurait pas su préserver suffisamment le sien. Personnellement, je m'intéresse plus à ses actions pour la cause animale qu'à ses soucis capillaires. Le résultat de ces pressions, c'est que très vite on cherche à modeler notre corps pour correspondre à un moule, en oubliant notre santé et notre bien-être. Que celle qui n'a jamais fait un régime ou décidé un moment de "surveiller son alimentation" me jette la première frite.


Pourtant, beaucoup peuvent témoigner que la plupart des régimes finissent en échec, dans 97% des cas d'après le rapport de l'ANSES. Qu'est-ce qui nous empêche donc de manger mieux et nous renvoie à nos mauvaises habitudes? D'après le docteur Zermati, nos bonnes intentions sont sans-cesse flouées par nos émotions et les conventions. En effet, avant d'entreprendre de manger mieux ou moins, nous devrions selon lui nous demander pourquoi il nous est difficile de le faire spontanément. Voilà maintenant 4 ans que j'applique les principes de son livre "Maigrir sans régime" dans lequel Zermati se concentre sur notre rapport à la nourriture, comme quoi un comportement alimentaire serein serait la clé d'un poids stable et sain. Les principes sont les suivants:

  • Notre poids santé ou "set-point" est le poids auquel nous pouvons manger selon les besoins de notre estomac sans nous priver et sans nous goinfrer. Bref, le poids que l'on ferait en respectant nos besoins physiques et qui nous garantit stabilité et comportement alimentaire régulé. On peut par exemple rêver de faire 50 kilos, ce n'est pas pour autant que notre corps est programmé pour. Génétique, relation à la nourriture, passé de régime... tous ces facteurs influent sur notre poids naturel.


  • Ce poids santé peut monter au fil du temps en fonction de nos antécédents. En effet, plus on a fait le yoyo, plus le set-point monte car on accumule des cellules graisseuses irréversibles. A cela s'ajoute la "mémoire du corps", suite au traumatisme de la restriction, qui pousse notre corps à stocker d'avantage après des régimes drastiques.

  • Concrètement, comment faisons-nous pour nous réajuster à nos sensations? Tout d'abord, on ne s'interdit rien: 200 calories de salade = 200 calories de chocolat. Aucun aliment n'est mauvais tant qu'on le mange dans les limites de notre faim. Une faim physique réelle et non une envie gourmande! En s'autorisant régulièrement les aliments qu'on aime, on devient capable d'en manger et savourer en quantité raisonnable. Plus besoin de finir le paquet de biscuits le jour où on tombe dessus car il n'y a plus de peur de manquer.

  • On attend d'avoir réellement faim pour manger. Pas d'appétit au petit-déjeuner? Tant pis, l'estomac fera savoir quand il a besoin de carburant. Il ne s'agit pas de sauter des repas mais d'attendre les signaux de faim pour manger, peu importe s'ils ne collent pas aux horaires classiques.

  • On mange ce qui nous fait réellement envie. Nous ne sommes pas des machines, nous avons le droit d'avoir des préférences ou des envies spécifiques. Lutter contre mène le plus souvent à la compulsion. Si nous avons un creux et mourrons d'envie d'une tartine au Nutella, prenons-la. En se forçant à manger autre chose, une pomme par exemple, la plupart du temps nous ne la savourons même pas et notre envie initiale persiste. On finit alors par craquer sur la tartine tout en ayant consommé une pomme pour rien. Tournons-nous directement vers ce qui nous fait plaisir.

  • Mais si je n'ai envie que de pizzas et de chocolat? Au début, nous avons tendance à nous ruer sur tous les aliments que nous nous sommes interdits si longtemps. Heureusement, cette phase ne dure qu'un temps. D'abord parce qu'un aliment qui n'est plus interdit perd vite de son attrait, ensuite parce que rapidement le corps se lasse de manger les mêmes choses. Très rapidement, il réclame de la variété. 

  • Et s'il m'arrive de ne pas respecter ma faim? Dans certaines circonstances occasionnelles et festives, il nous arrive encore de manger sans faim ou de dépasser notre satiété. Pas de panique, il suffit de reprendre ses bonnes habitudes et le corps se réajustera de lui-même. Notamment parce que la digestions sera plus longue donc soit l'appétit sera plus faible au repas suivant, soit le repas sera naturellement décalé à plus tard.

Pas de promesses miracles ou de régime militaire donc avec Zermati, c'est avant tout vers un retour à une alimentation spontanée et déchargée de stress qu'il nous encourage. Cette méthode convient particulièrement aux régimeuses lasses d'accumuler les diètes et le yoyo et qui souhaitent trouver un comportement alimentaire apaisé. Elle réapprend également à écouter son corps en mettant le cerveau en OFF lorsqu'on subit des TCA (troubles du comportement alimentaire) tels que les compulsions/hyperphagie/restriction/anorexie/boulimie.

Le livre est disponible à 75% sur Google, pour un premier regard: le livre de Zermati 

Je lui serai éternellement reconnaissante de m'avoir sortie des TCA et appris à me faire confiance. La seconde étape vers une paix intérieure fut mon passage au végétarisme, j'y reviendrai. Sur ce sujet comme sur Zermati, j'ai encore beaucoup à vous partager!

Un excellent documentaire en 2 parties sur le sujet:

1 commentaire:

  1. Excellent article! Très intéressant, et tellement vrai! Je compte le relire souvent! Oui la femme est soumise à la perfection physique, je me sens moi même très mal dans ma peau à cause de mes kilos en trop, et il y a plein de choses que je ne m'autorise pas (plage, vie sexuelle épanouie, vétements.....) et je me rends compte que c'est ridicule. Encore beaucoup de chemin à parcourir pour moi..j'espère suivre le même que toi :)

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