mercredi 11 novembre 2015

Yolo et perte de motivation: gérer les périodes down

Après plusieurs semaines d'absence, le moment est plus que propice pour vous parler des périodes où l'envie de prendre soin de soi devient un plus gros challenge. Sortant à peine d'une phase down d'environ 3 bonnes semaines, j'ai envie de vous partager ma vision et ma gestion des baisses de régime dans mes résolutions. Malgré toute la bonne volonté du monde, je le confesse, il peut m'arriver d'avoir une période où je cesse le sport et l'alimentation saine. Un cas de figure qui arrive une à deux fois par an et dure deux à trois semaines. Dans mon cas, cela peut être lié à deux contextes différents:
  • Soit une période très festive chargée en soirées, événements à célébrer, où l'envie de lâcher prise prend le dessus. Du même coup la flemme me gagne pour me trainer à la salle de gym car j'accumule de la fatigue et je ne suis plus dans le bon "mood"
  • Soit à l'inverse une période difficile qui ronge mon moral, comme un décès, un chagrin d'amour ou une forte déception/gros stress relatif à un projet important, durant laquelle je m'enfile des paquets de biscuits pour passer mes nerfs. Déprimée, je manque d'énergie et je n'ai plus l'esprit combatif donc une série depuis le fond de mon lit m'inspire alors plus qu'une session d'abdos-fessiers.

C'est ce qu'on appelle une phase down, du yolo, la fête du slip. Parce que même avec un grand amour du sport et de la nourriture de qualité, même avec une discipline de fer en temps normal et plein de bonne volonté, parfois l'esprit et le corps ne suivent plus. La motivation s'éteint, la fatigue prend le dessus et les émotions deviennent anarchiques, tout comme la façon de les évacuer. Personnellement, j'aime les évacuer à grand coup de cookies. Ma première étape quand je sens la phase down arriver, c'est de l'accepter. Je tiens à ce que le sport reste un plaisir et même si parfois je dois me donner un petit coup de pied au cul pour me motiver à y aller après une journée de boulot, c'est une chose de me secouer quand je suis un poil paresseuse et une autre de me forcer à y aller contre vents et marées alors que ni mon esprit ni mon corps n'en sont capables.
 
Je tiens à me préserver avant tout car je ne suis ni une machine ni Miss Univers, j'ai le droit de m'accorder un break, le droit de lâcher-prise. Et je me fais confiance. Lorsqu'on écoute son corps, on devient capable de cerner ses besoins, même s'il s'agit d'un forfait cookies-coussin, et de savoir avec certitude que c'est temporaire et qu'il se relèvera. Alors je ne pense pas aux conséquences, je brosse le sport et j'engloutis mes sucreries quelques temps jusqu'à ce que je retrouve du poil de la bête. Mais quels sont alors les facteurs de motivation pour rebondir?

Mon estomac
J'ai le syndrome de l'intestin irritable et je dois donc limiter les épices et le gras sous peine de problèmes de digestions, voire de crise de spasmes. Contraignant et pratique à la fois, il m'oblige d'une certaine façon à manger relativement "sain" pour éviter tout souci. Autant dire que lorsqu'une marée de biscuits chocolatés envahit mon ventre sans crier gare, les protestations finissent toujours par arriver à un moment ou un autre. De plus, ayant une alimentation assez légère et équilibrée la plupart du temps, mon estomac est encore moins habitué aux écarts et réagit nettement plus vivement aux excès. Après deux à trois semaines, il me dit tout simplement fuck. Le sucre finit par m’écœurer complètement, le moindre aliment trop riche me pèse, mon ventre gonfle et tire à chaque repas. C'est là le premier signal qu'il est temps de me ressaisir si je ne veux pas finir égérie des yaourts Activia.   

Ma peau
Nul besoin d'être Einstein pour deviner qu'une période de mauvaise alimentation finit par avoir un impact sur le teint et faire venir des boutons. J'ai passé l'âge du Biactol, donc c'est plus que motivant pour troquer cookies contre compotes sans sucre.

Mon corps
Soyons réalistes: un peu de yolo ne va pas ruiner des mois d'efforts. Mais ce n'est pas pour autant que je vais trop m'éterniser et prendre le risque de voir fondre mes muscles si durement acquis. A un moment ou un autre, l'envie de poursuivre ce que j'ai entrepris et de préserver ma silhouette se pointe et je me dis que ce serait bête d'attendre trop longtemps. Préserver ma santé est également important et le souffle, le cardio, la résistance musculaire, ça s'entretient. Ça peut encaisser un break mais il faut relancer la machine un jour ou l'autre. A côté de cela,  le manque de sport et la pauvreté de mon alimentation brisent d'avantage mon énergie et la moule-attitude, ça va un temps mais l'envie de retrouver du peps et de péter le feu sont toujours plus forts.

Ma self-bienveillance
Pour rebondir d'une période d'excès, il faut d'abord accepter les excès. C'est la théorie du foutu pour foutu. Comme on se dirait: "zut j'ai mangé un bonbon alors tant qu'à faire, puisque j'ai craqué je vais descendre le paquet. C'est foutu de toute façon." Ici on se dirait: "je n'ai pas fait de sport et j'ai mal mangé, c'est mal parti il n'y a plus rien à faire alors j'abandonne. C'est foutu de toute façon."
NON NON et re NON. Ce qui est fait est fait mais le reste nous appartient. On n'a pas assuré? C'est qu'on avait besoin de se laisser un peu aller et c'est tout. C'est humain, normal et surtout pas une fatalité. Une vie saine et sportive n'est pas linéaire, le but n'est pas d'être parfaite et irréprochable. Juste d'entreprendre des efforts à sa mesure et de se montrer combattive. Se lâcher un peu n'est en rien un échec ou un facteur irréversible alors on en profite puis on se remet en douceur sur les rails. Il n'y a pas de fatalité à moins de décider que ça en est. 

S'y remettre en douceur

Côté food
Ma première étape est d'apaiser mon estomac qui a bien morflé et me le fait payer. C'est sans trop de souci que je vire les produits sucrés et gras car ils ne passent tout simplement plus. J'établis quelques menus pour les premiers jours histoire de me remettre sur les rails et je fais le plein de bons aliments: vive les infusions de gingembre frais deux fois par jour pour calmer et désinfecter mon estomac, les compotes bios comme dessert pour faire le plein d'énergie et les smoothies verts avant le lunch ou le diner pour augmenter ma ration de vitamines. Le but est de relancer le métabolisme, calmer et apaiser le système digestif et surtout, faire le plein d'énergie et de vitamines pour retrouver de la motivation et de la forme au plus vite. Cette fois-ci, pour me mettre en bonne condition, je me suis préparé une fournée de mes muffins vegan sans sucre en version banane-ananas. Un petit régal ultra sain pour reprendre l'habitude de cuisiner et m'aider à re-transiter facilement vers des snacks légers, sans frustration.



Côté sport
Le plus dur est toujours de retourner au sport, que ce soit à la boxe ou à la salle. Pas par manque d'envie, mais par peur d'affronter les conséquences. Pas de panique: même si on perd toujours un peu en résistance et en souffle, on surestime toujours la difficulté. De plus, le niveau se rattrape très vite en quelques séances. Il faut donc accepter de se lancer. L'idéal est de choisir une activité sportive qui nous motive tout particulièrement, dans mon cas c'était mon cours de boxe. Le but de cette réinsertion n'est pas de faire la performance de notre vie, mais juste de se remettre dans le bain. Si on a un peu de mal à tenir le rythme, on ralentit la cadence et on fait ce qu'on peut. Le reste suivra les prochaines fois. Comme toujours, un peu d'indulgence envers soi-même! N'hésitez pas à embarquer une copine si cela peut vous motiver. Ensemble, on est toujours plus fortes!

Voilà 5 jours que j'ai repris mes bonnes habitudes. Mon estomac revient à la normale, je n'ai plus sommeil en permanence et je me sens de nouveau énergique. Ma peau ne fait plus la gueule et alors que je m'attendais à mourir lors de mon retour à la boxe, je n'ai finalement pas eu beaucoup de mal à suivre le cours. Si bien que j'ai enchainé par des abdos le lendemain et que j'ai hâte d'aller faire un peu de vélo à la salle de gym avec de la musique commerciale à fond les ballons. Je ne regrette aucun des cookies, je suis simplement soulagée d'avoir surmonté mon stress, de me sentir mieux et de reprendre avec plaisir la vie healthy.


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