samedi 6 août 2016

Interview express de Florie: la routine healthy d'une coach sportive

Récemment, j'ai fait connaissance avec une coach de ma salle de fitness en testant de nouveaux horaires de RPM. Corps d'athlète, grand sourire et dynamisme à revendre, Florie est une passionnée qui aime communiquer son énergie et sa bonne humeur pour nous pousser à nous dépasser. Conquise par sa chouette personnalité comme sa silhouette de fitgirl, j'ai eu envie de lui poser quelques questions sur son parcours et ses habitudes concernant son hygiène de vie. Une petite interview à laquelle elle s'est livrée avec plaisir et je vous dévoile désormais les coulisses de sa vie de coach sportive.


Des débuts différents
"Mon parcours n'avait rien à voir avec le sport pour commencer. J'ai démarré avec une école de commerce et je suis à la base diplômée d'un M2 en communication et marketing. Ayant toujours aimé le contact client, le service à la personne et le relationnel, j'ai travaillé dans l'univers du prêt-à-porter. Toujours en alternance comme cela ça me permettait d'avoir un pied dans le monde du travail pour être indépendante à tous niveaux mais aussi être sur le terrain. Rester derrière un bureau, je n'aime pas du tout! 

Du coup, j'ai par la suite été responsable-boutique pour des marques assez haut-de-gamme comme je les aime, Maje par exemple. Des maisons avec beaucoup de challenges et où on apprend très rapidement. En parallèle, j'ai toujours fait beaucoup de sport et ce depuis toute petite à vrai dire. Le patinage artistique notamment, une discipline que j'ai commencée à 8 ans de façon plutôt régulière (deux fois par semaine). J'ai arrêté par la suite car ils ont fermé la patinoire d'Aix-en-Provence et les alternatives étaient plutôt loin. Du coup, je me suis remise à le course à pieds aux alentours de mes 17 ans. Cela explique pourquoi le cycling est mon cours fétiche à l'heure actuelle car c'est vraiment un cours d'endurance qui défoule.

J'ai toujours couru depuis, cela fait donc une bonne dizaine d'années. J'ai ensuite connu les Mills en salle de fitness, je suis devenue accro au RPM ainsi qu'au Body Attack et Body Pump. J'y allais quasiment tous les jours! C'est là que je me suis dit "j'aimerais bien être coach, pousser les gens et leur prouver qu'ils sont capables d'aller plus loin, se dépasser". En même temps, il y a toujours du relationnel. C'est aussi pour cet aspect que j'ai développé des séances de coaching privées d'ailleurs. J'ai entrepris une formation à l'Aqua Boulevard pour accéder au diplôme de coach. L'école s'appelle Global Training Formation et j'ai passé les deux mentions en un an, de janvier à fin novembre. Désormais, je donne environ 10 heures de cours collectifs par semaine durant l'année, ce qui est déjà énorme à mes yeux. Mais certains en donnent jusqu'à 20-25 heures et honnêtement, je ne sais pas comment ils survivent. 


Gérer le quotidien de coach
"J'essaie vraiment du coup de réduire les cours collectifs et de faire plus de coaching. Il faut avouer que ça rapporte plus mais aussi on se fatigue moins. Ca permet de garder du temps pour soi pour se divertir comme s'entrainer. Parce que bon, c'est ça qui me plait à la base: aussi bien transmettre que pratiquer moi-même du sport. Durant les vacances néanmoins, je tourne plus autour de 15 heures par semaine de cours collectifs car je fais beaucoup de remplacements.  Je choisis les cours que je donne et je me tiens à ceux que j'aime mais surtout que je maîtrise. Je veux que les adhérents sortent contents de leur séance, qu'ils sentent qu'ils ont eu un bon coach qui les a accompagnés tout au long du cours. Si je ne maîtrise pas, si je ne suis pas à à l'aise, ils vont le sentir direct. Il faut que nous soyons à 200% pour qu'eux soient à 100%. Il doit y avoir une certaine dynamique. 

Lorsqu'on démarre le coaching sportif, on a envie de tout faire en même temps que les élèves. Mais on se rend compte ensuite que c'est leur cours et non le nôtre. On montre l'exemple, on les corrige et le corps prend également le pli. Il s'habitue et on arrive à s'économiser de plus en plus. Malgré tout, c'est sûr qu'il faut une certaine dynamique et de l'énergie pour motiver les autres. Il s'agit d'alterner entre montrer, corriger, reprendre, se reposer au bon moment... Le corps au fil du temps est tellement habitué aux mêmes mouvements qu'il ne sent plus vraiment l'effort. C'est surtout le début qui est difficile, même si ça reste toujours un minimum fatigant. "

Ses entrainements solo
"A côté des séances en tant que prof qui brûlent déjà pas mal, je fais mes entrainements à moi. J'aime varier régulièrement. Par exemple, j'apprécie le Pump mais c'est assez répétitif, les mêmes mouvements et séries donc ça me lasse au bout d'un certain temps. En donnant cours de renforcement musculaire, je travaille beaucoup le haut du corps qui est déjà naturellement musclé et assez carré chez moi. Je ne fais donc pas de sessions solo pour le haut du corps en prime.

Au total, je fais maximum deux séances de musculation en solo chaque semaine, pour le bas du corps uniquement. Les cours collectifs suffisent à entretenir mon buste et mes épaules, si je commence à faire des tractions ou des développés-couchés, ça va trop les développer et je trouve cela moins esthétique. Comme beaucoup de filles, je bosse plus les hanches, les fesses et les jambes pour rééquilibrer ma silhouette. Mon ventre ultra plat? J'avoue, c'est surtout de la génétique. Je fais deux pas et je brûle énormément (rires). J'élimine naturellement beaucoup et je suis en plus très portée sur l'endurance depuis 12 ans. A force de courir, on détruit le muscle et on s'affine énormément. Quand j'ai commencé, j'avais les jambes très menues et j'ai dû les muscler. Surtout en tant que coach pour ne pas se blesser. "


Son alimentation healthy
"Je ne prends pas de shakers, sauf au tout début car comme je l'ai dit, j'avais tendance à maigrir trop vite quand j'ai commencé. Je cherchais à exécuter les cours en même temps que les adhérents et j'en faisais trop. Désormais, je n'en ai plus besoin. J'axe mon alimentation sur des choses qui me tiennent au corps, avec des féculents aux céréales complètes le midi, des protéines et je mange beaucoup de fromage blanc. Je n'ai pas de sucre en poudre chez moi et je mange très peu d'aliments avec sucre ajouté de manière générale. Dans mon fromage blanc, je vais mettre des fruits frais, des graines ou des noix. Eventuellement, quelques gouttes de sirop d'agave. Idem pour le beurre, je n'en ai pas. Dans ma salade, j'ajoute un simple filet d'huile d'olive. Ce sont des petits réflexes à adopter.

Le matin, j'aime déguster deux tartines - de pain blanc j'avoue- avec du beurre de cacahuète dessus. On a tout: protéines, lipides, glucides et je termine toujours avec un fruit et du fromage blanc. Et un café bien sûr! Je consomme très rarement de boissons sucrées ou de sodas, ça ne désaltère vraiment pas. Je ne suis pas très "thé" mais j'en prends en hiver de temps en temps avec des infusions. Je ne calcule pas du tout mes quantités, sinon on ne s'en sort plus je trouve. Je m'écoute, il faut se sentir bien dans son corps et dans sa tête. Manger à sa faim, acheter des bonnes choses. J'essaie d'acheter bio, parsemer mes plats de graines et petits trucs simples avec de bons apports comme des acides gras essentiels. Et comme toi Cherry, je raffole des noix de cajou.

J'ai toujours trois repas au moins mais pour les collations, cela varie en fonction des cours que je donne et mon énergie. J'achète de temps en temps des petites barres protéinées pour le matin, avec un taux de sucre bas. Ca permet de tenir le coup. Certaines sont bien, d'autres extrêmement sucrées donc il faut tester et trouver ce qui nous convient. J'aime aussi les barres énergétiques, pas spécialement protéinées mais juste avec quelques ingrédients basiques comme les Eat Natural. Ce sont généralement des fruits secs et des oléagineux tout simplement, de quoi donner un coup de boost avant la musculation. L'après-midi, cela va plutôt être des fruits de saison. Après, comme tout le monde, je mange des gâteaux ou des sablés de temps en temps pour me faire plaisir. Ca reste occasionnel car bon, avouons-le, ça ne cale pas du tout!"

Un conseil?
"Il faut écouter son corps. Quand j'ai commencé, je ne comprenais pas pourquoi je m'affaiblissais vite et on me disait: mange des choses qui tiennent au corps! A côté, il faut pouvoir manger plutôt sain et varié tout en sachant se faire plaisir. Eviter les extrêmes, savoir sortir et profiter d'un resto ou un McDo de temps à autre. Pas de secret miracle, juste un bon équilibre. "

On ne le dira jamais assez, la qualité est la clé d'une bonne alimentation et Florie nous confirme encore qu'un bon équilibre général reste le meilleur choix à long terme. Envie d'en savoir plus ou d'une session privée avec elle? Contactez-la via son email florie.chanoz@gmail.com et préparez-vous pour une séance aussi fun qu'intense!
 


Instagram: @florie_chanoz

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